Comment faire pour trouver son alignement?


Bonheur / lundi, juin 4th, 2018

Je suis de traviole…Quand l’alignement n’est pas au rendez-vous.

J’ai plein d’idées, j’apprend plein de trucs, j’ai même repris le sport et je fais super attention à ce que je mange et je crois que j’ai trouvé ce que je veux faire de ma vie…Mais non. Il me manque quelque chose. Il paraît que je ne suis pas alignée: mais comment on fait pour fabriquer un alignement?

Je voulais partager ce moment de ma vie avec toi, parce que j’en suis très précisément là. C’est aussi l’intérêt et le but de ce blog: partager mon évolution, mon chemin de résilience, pour t’inspirer sur le tient.

Récemment on m’a dit que je devais me recentrer, trouver mon rythme juste et réaligner mes chakras.

Ouh là…Elle est partie en vrille ça y est! Encore une qui est en train de se perdre dans les méandres de la spiritualité et qui va nous vendre du Namaste et des postures de yoga improbables pour ouvrir l’énergie du cœur d’ici 3 jours, encore une semi experte qui se prend pour un gourou en herbe…

Et c’est précisément ce que je redoutais quand je me suis mise à m’intéresser au développement personnel il y a quelques années. Je ne voyais pas du tout l’intérêt d’aller fouiner du côté de toutes ces choses abstraites et compliquées, un peu tordues aussi quand on débarque on ne va pas se mentir.

Je suis athée, depuis déjà plusieurs années. Disons plutôt que j’ai un contentieux avec tout ce qui se rapproche de près ou de loin avec « une puissance supérieure qui a le pouvoir de vie ou de mort » sur moi, sur toi, sur tout le monde.

Parce que clairement, je me demande bien où elle était cette Divinité Souveraine quand je subissais des trucs dégueulasses pendant les 10 premières années de ma vie, quand je me perdais dans la drogue, l’alcool et les rencontres douteuses pendant les années suivantes ou encore quand je pleurais toutes les larmes de mon corps en ne voyant aucune issue.

Et je ne le saurai probablement jamais.

Et oui, c’est un peu frustrant. Enfin c’était en fait.

Alors, malgré une éducation catholique (pas trop poussée non plus, mais les bases sont là) j’ai décidé, consciemment, de me détourner de la spiritualité pendant les dernières années, voir presque toute ma vie.

Sauf que…Je suis passée à côté de mon alignement

Au fur et à mesure de mes expériences en développement personnel, bien-être et au fil de mes rencontres (qui ont été particulièrement riches en émotions ces dernières semaines), j’ai commencé à entendre un autre discours, une autre théorie, qui a attirée mon attention pour plusieurs raisons: l’approche est bienveillante, ce n’est pas déconnant, et je crois tout simplement que j’ai fait un bout de chemin personnel qui me permet d’être plus ouverte sur le sujet, un peu moins dans la réaction épidermique, tu vois.

On entend souvent que, pour être bien et atteindre le bonheur, il faut être « aligné ». Et jusqu’ici, je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait. J’ai donc appris que nous sommes constitués de 3 axes, trois points fondamentaux: le corps, la tête…Et l’esprit.

Le corps dans l’alignement

Le corps, c’est tout ce qui passe par nos 5 sens: apprendre à regarder avec attention plutôt que de voir, apprendre à toucher en portant notre attention sur la sensation plutôt que de s’anesthésier la peau, apprendre à sentir les odeurs qui nous entourent plutôt que de renifler sans y penser, apprendre à écouter plutôt qu’entendre, apprendre à apprécier les goûts qui se déploient dans notre bouche plutôt que de gober bêtement notre repas ou ce paquet de bonbons devant la télé (tu sais, quand tu manges le dernier et que tu réalises que tu as vidé le paquet sans t’en rendre compte…)

En bref, être conscient des milliards de stimulus (oui bon pas tous évidemment, mais au moins un peu plus que ce qu’on fait en ce moment) que nous recevons chaque jour, chaque heure, chaque minute et chaque seconde en vivant le moment présent, plutôt que d’être systématiquement dans le passé (repenser à la réunion du matin et à la réflexion du patron qui nous a mis une boule au ventre et du coup ne pas écouter l’enfant ou le conjoint qui nous raconte sa journée) ou le futur (faire la liste des courses et de tant d’autres choses pendant la douche ou regarder un film en mangeant/gobant).

C’est le siège du monde matériel et des besoins vitaux: manger, boire, dormir, avoir un toit, ressentir des émotions, pleurer, rire, communiquer avec le monde qui nous entoure.

La tête dans l’alignement

La tête, c’est le mental. Ce sont les pensées qui nous traversent en permanence et qui nous empêchent souvent de justement accorder notre attention au corps (et à la spiritualité, mais on va y revenir).

C’est aussi notre relation à l’argent. Oui parce que pour vivre il faut de l’argent. On a beau retourner le problème dans tous les sens on arrive quand même souvent à la même conclusion, à un moment donné, il faut de l’argent pour faire des trucs de base (manger), et aussi pour faire des trucs plus importants (changer le monde). Là, on touche directement au lien entre le corps et la tête. L’argent n’est pas sale, il est nécessaire, c’est une énergie qui doit circuler.

La tête, c’est surtout le discours interne qui tourne en boucle, le jugement que nous portons sur nous-même et sur les autres, les émotions qui se déclenchent sans même que nous ayons besoin d’appuyer sur un bouton, les fameuses croyances limitantes aussi.

C’est la psychologie: notre fonctionnement interne, ce qu’on a mis dans notre tête, ce que les autres y ont mis, ce que nous choisissons de mettre au premier plan et de garder, et ce que nous choisissons d’ignorer ou de faire évoluer.

De ce côté là, les exercices de gratitude sont plutôt excellents pour remettre un peu d’ordre, étudier la psychologie pour comprendre comment on fonctionne aussi, et puis il y a tout le reste qui constitue le savoir et la connaissance du mental: les lectures, les films, les études, les formations, les reportages, les discussions, le développement personnel sous toutes ses coutures etc.

La spiritualité dans l’alignement

Et puis il y a la spiritualité.

La spiritualité, c’est un peu le 6ème sens. Alors non, on ne va pas tous voir des morts comme dans le film pour pouvoir avoir accès à la spiritualité (ça peut en faire partie, mais ce n’est pas obligatoire, reste avec moi ici stp…).

La spiritualité, c’est reconnaître qu’il y a quelque part quelque chose de plus grand que nous. C’est prendre conscience que nous sommes tous connectés les uns aux autres par une énergie, un genre de grand voile sur lequel nous sommes tous posés, ou de brouillard invisible dans lequel nous baignons (non pas celui de la pollution, un autre plus sympa), réaliser que nous sommes tous ici avec un but, une mission de vie, quelque chose à faire et qui est toujours à la hauteur de ce que nous pouvons affronter.

C’est aussi reconnaître qu’il existe des choses que l’on ne peut (pour le moment) ni expliquer ni voir ni vraiment comprendre. Un peu du domaine du paranormal: les signes, la médiumnité, l’intuition, la loi de l’attraction etc.

Par exemple, pour certaines personnes leur mission de vie s’agira d’élever leurs enfants dans la paix, pour d’autres il s’agira d’inventer un objet qui changera le monde ou de réunir d’autres personnes autour d’un objectif commun.

Il n’y a pas de but plus important ou grand qu’un autre. Parfois, le but est de traverser la vie malgré tous les obstacles qui se présentent, en se relevant à chaque fois, pour apprendre des dizaines de façons de tomber puis de se relever pour continuer la route.

Toujours est-il que nous avons tous une mission de vie à accomplir et que plus tôt on met tout en oeuvre pour la trouver et cheminer vers elle, plus tôt notre vie prend tout son sens, et plus tôt nous avons accès au Bonheur à l’état brut.

Une fois qu’on a pris conscience de ça, notre égo (la tête) a tendance à comparer notre vie avec celle des autres, à regarder ceux et celles qui semblent avoir trouvé leur grande mission de vie et réussir (parce que c’est eux qu’on voit le mieux et qu’on regarde), et nous emporte gentiment jusqu’au tribunal: mon but, ma mission de vie, est nulle, ou pire, je n’en n’ai pas.

Je ne sers à rien. Je n’ai jamais rien fait de bon. Je ne ferai jamais rien de bon ni d’utile. Je n’ai pas les capacités intellectuelles ou physiques pour réaliser quelque chose de grand qui va changer le monde, donc je ne suis pas importante.

Ce n’est jamais vrai. C’est ta tête, ton mental, qui a pris le contrôle car il ne supporte pas les changements, les obstacles, et il a besoin de se sentir important aux yeux des autres. C’est aussi ton mental qui dirige tes peurs et ta confiance en toi.

Nous faisons tous quelque chose d’important à notre échelle. Mettre au monde un enfant et l’élever n’est, par exemple, pas anodin. Servir des cafés derrière un comptoir non plus. Prendre le temps de discuter avec une amie qui a besoin d’une épaule, préparer un repas (même pour qu’il soit gobé). Tenir la porte à la vieille dame. Donner les vêtements qui ne servent plus. Dire je t’aime. Faire des choix parfois compliqués.

Tout fait partie de ta mission de vie. Tout sert à apprendre quelque chose sur soi et sur les autres et à avancer. C’est toi qui décide de voir les événements comme un pas en avant, ou comme un obstacle infranchissable, ou comme quelque chose qui n’a pas d’importance. Et oui, même les pires scénarios, comme celui dans lequel j’ai subi de la maltraitance sexuelle pendant les 10 premières années de ma vie, servent à quelque chose.

Je ne te raconte pas la taille du chemin que j’ai parcouru pour pouvoir dire ça sans trembler des genoux.

A chaque fois que tu fais ou dis quelque chose, tu envoies un peu d’énergie dans le voile: parfois cette énergie est plutôt négative (colère, médisance, jalousie, racisme, méchanceté, égocentrisme etc.), parfois elle est est positive (bienveillance, partage, soutien, altruisme, amour, pardon etc.).

Tous ensemble, nous tissons ce voile sur lequel nous sommes assis, que nous partageons avec nos proches mais aussi avec les personnes que nous ne connaissons pas et qui se trouvent au bout du monde.

Voilà ma définition de la spiritualité, une parmi tant d’autres, qui te parlera ou pas, chacun son chemin, je t’invite à toi aussi avoir la tienne.

L’alignement

Nous y voilà. S’il te manque un de ces 3 axes dans ta vie, c’est là que les emmerdes arrivent.

Tu peux par exemple être uniquement dans la tête et pas du tout dans le corps et la spiritualité. Ça, c’était moi il y a quelques années: apprendre, comprendre, lire, ingurgiter des centaines d’informations, bref, me bourrer le cerveau pour tout rationaliser et ramener au concret…Mais manger n’importe quoi, ne pas faire de sport, ne pas écouter mon corps, ne pas vraiment le respecter non plus, blâmer mon hypersensibilité et vouloir m’en débarrasser et évidemment ne surtout pas s’attarder sur la spiritualité.

Tu peux aussi être uniquement dans le corps: faire du sport à haute dose, suivre de près ton régime alimentaire, s’adonner aux plaisirs en tous genres que le corps peut procurer…Mais ne jamais rien apprendre de nouveau, ne jamais lire un livre, ne jamais vouloir s’instruire, te laisser mener en bateau par ton égo et ton mental, ne croire en rien, vivre seule et être individualiste.

Tu peux aussi être uniquement dans le corps mais dans la souffrance: drogues (toutes) dont alcool, tabac et sexe (je parle du sexe pour l’hygiène, dépourvu de toute sensibilité, juste pour le plaisir du corps sans émotions) sont des moyens de s’enfermer dans son propre corps en anesthésiant la tête et l’esprit (même si dans certaines pratiques chamanique les drogues sont utilisées pour s’élever spirituellement, mais c’est une autre histoire, tu as bien compris que je ne parle pas de ça.)

Tu peux être uniquement dans la spiritualité: oublier le côté matériel de la réalité, oublier de t’occuper de ton corps que tu vois comme une barque tout juste bonne à te transporter d’une rive à l’autre, oublier que tu es bien faite de chair, d’os et de sang et que ton âme ne peut exister et s’exprimer ici bas qu’à travers ton corps physique, refuser d’utiliser ta tête pour t’ouvrir à d’autres théories, à d’autres points de vue, à tes congénères, t’enfermer dans un dogme et clamer haut et fort que c’est toi qui détient la vérité, les autres sont tous des cons ou des abrutis (bon là il y a un bout de tête du coup, avec un égo surdimensionné).

Et puis à un moment tu peux commencer à allier deux axes. Par exemple il y a quelques années, j’ai commencé à ajouter une dimension corps à ma dimension tête: faire attention à mon alimentation, écouter mon corps qui hurlait quand j’ai été clouée au lit pendant des semaines avec de gros problèmes de dos et plus récemment reprendre le sport.

Intégrer la spiritualité

Seulement voilà, pour être alignée, il me manquait toujours la spiritualité et c’est avec humilité que j’ai commencé à avancer sur ce chemin là, très récemment.

Cela m’a permis de comprendre que le corps et la tête ne sont pas séparés: ils doivent fonctionner ensemble pour être alignés. Je peux faire tout le sport que je veux et me balader dans les rayons du supermarché avec ma super application pour vérifier les composants des aliments, si je rejette une partie de mon corps et de mes ressentis en me réfugiant dans le savoir et l’intellect pour essayer de tout analyser et comprendre, je suis en décalage. Refuser de ressentir, refuser ses émotions, c’est négliger son corps, c’est ne pas l’écouter vraiment.

Mais pour pouvoir écouter son corps et rétablir le lien entre le corps et la tête…On a besoin de spiritualité.

Se bercer d’illusions en étant persuadé que l’on est parfaitement connecté à son corps, ce n’est pas l’écouter et l’intégrer dans son alignement non plus. Moi je croyais que ça allait, finalement je me suis rendu compte que je m’interdisais bien des choses, des ressentis, et que manger sain et faire 10 pompes par jour n’était pas du tout signe d’une connexion harmonieuse avec mon corps.

En prendre soin c’est une chose, c’est un peu comme refaire la peinture de la façade de la maison, manger sain c’est aussi une bonne chose, c’est comme si on changeait les meubles, mais je ne prenais pas vraiment le temps de m’asseoir pour contempler ma nouvelle façade en la regardant vraiment, ni d’apprécier mon nouvel intérieur, pour sentir les nouvelles matières et m’autoriser à trouver cela doux, à sentir l’atmosphère de la pièce, à écouter ce que les murs avaient à me raconter, à ressentir l’âme de ma maison, de mon corps.

La spiritualité c’est un peu le liant. Essayer d’être alignée sans spiritualité c’est un peu comme essayer de faire une mayonnaise sans huile: ça ne prend pas! Tu peux fouetter tant que tu veux, jamais ta mayonnaise ne montera. Sans spiritualité, sans la conscience de cette connexion universelle, de cette énergie universelle qui nous unit et nous anime, de ce truc qui est plus grand que nous, tu ne peux pas être alignée.

La spiritualité peut prendre différentes formes et différents noms: l’énergie, Dieu, les Anges, l’Univers…Appelle ça comme tu veux et intègre le à ta vie de la manière qui te convient, mais intègre cet axe essentiel à ton alignement.

Tout est une question d’équilibre.

Imagine toi debout sur la terre, levant les bras au ciel.

Il y a bien 3 composantes dans cette image: la Terre sous tes pieds qui représente le corps, toi au milieu qui représente la tête et le ciel qui représente la spiritualité. Pour pouvoir te tenir droite et tracer une ligne, un pilier, un tuteur qui représente l’alignement, tu as besoin de ces trois composants.

Tu peux aussi représenter l’alignement avec trois autres points: les pieds bien ancrés par terre (le corps), ton buste bien droit (la tête) et ta tête au sommet (la spiritualité), ou alors tes pieds qui prennent racine dans la terre, ton crâne pour représenter la tête et au dessus de toi la voûte céleste pour la spiritualité.

S’il te manque un axe, un point, c’est comme si tu dessinais une barre qui coupe tes jambes (enlever l’axe du corps), ou ta tête (séparer la spiritualité du reste). Dans tous les cas, si tu dessines une barre horizontale quelque part, tu coupes la circulation de l’énergie et tu perds ton alignement.

Pour construire ton alignement, tu dois avoir conscience du côté matériel de la vie et prendre racine dans la Terre (c’est aussi ce que l’on appelle l’ancrage), tu dois apprendre sans cesse pour aiguiser ta tête et apprivoiser ton mental, cultiver l’humilité et la curiosité pour accepter d’apprendre d’autres choses avec d’autres personnes, et laisser la porte ouverte à quelque chose de moins palpable et inexplicable, la spiritualité.

Je ne fais que débuter sur le chemin de l’alignement, et la route sera probablement fantastiquement belle et éprouvante (elle l’est déjà), mais c’est le chemin que j’ai choisi pour continuer ma résilience.

Tête, Corps et Esprit. Voilà le secret de l’alignement et de la construction d’un Coin de Bonheur.

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