Comportements à risque: Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ?


Emotions / mercredi, avril 4th, 2018

La méthode qui agit sur tes comportements

Il y a quelques temps de cela, j’ai décidé de revenir à mes premiers amours en développement personnel et de reprendre mes recherches sur la programmation neuro-linguistique, la fameuse PNL. La raison est simple : c’est grâce à cette méthode que j’ai fait mes plus belles avancées pour sortir de la dépression et des comportements à risque.

J’ai découvert cette approche grâce à Tony Robbins il y a maintenant quelques années. Dernièrement je suis tombée sur un extrait du film relatant un de ses séminaires les plus convoités (que tu peux trouver sur Netflix, le documentaire s’appelle « I am not your Guru »), et de fil en aiguille, j’ai ressorti son livre, regardé d’autres vidéos de lui, bref, je me suis replongé dans son monde.

Mais cette fois-ci, je ne veux plus rester en surface. Alors j’ai décidé de pousser l’expérience un peu plus loin en intégrant une de ses formations en ligne via le Robbins Madanes Training, centre de formation de coachs de vie de renommée internationale. Avec cette formation je vise un double objectif: continuer à travailler sur moi-même et te proposer des exercices et des concepts vraiment exceptionnels pour avancer rapidement.

Tu trouveras le début de l’aventure dans deux articles déjà rédigés : un exercice orgasmique pour reprendre le contrôle de tes émotions avec lequel je te suggère de commencer, puis un deuxième article sur le Grand Huit émotionnel.

L’article d’aujourd’hui est dans la lignée directe de ces deux premiers. Je vais t’expliquer pourquoi nous faisons ce que nous faisons, pourquoi parmi toutes les options à notre disposition, nous choisissons par exemple le mal-être et les comportements à risque comme les drogues, la malnutrition ou la violence.

Je ne reviens pas sur le fait que nous choisissons délibérément nos actions, nos comportements et que nous avons le pouvoir de reprendre le contrôle de nos émotions : c’est un des fondamentaux de la méthode utilisée par Tony Robbins depuis plus de 30 ans, et j’ai déjà développé ces points dans les deux premiers articles.

A la question « pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ? », la réponse est finalement plutôt simple : nous faisons ce que nous faisons car cela nous permet de satisfaire un ou plusieurs des besoins humains, et parce que cela nous permet, d’une façon ou d’une autre, d’être récompensé. Voyons cela d’un peu plus près.

Les 6 besoins humains

Tout être humain, pour obtenir une qualité de vie qui répondra à toutes ses attentes doit satisfaire 6 besoins :

  1. La certitude
  2. La variété
  3. La reconnaissance
  4. Le lien social / l’amour
  5. La croissance
  6. La contribution

Absolument toutes nos actions, nos décisions et nos comportements tournent autour de ces 6 besoins. Notre éducation n’a aucun impact sur le fait que nous sommes absolument tous dépendants de ces besoins. A chaque fois que nous faisons quelque chose, qu’il s’agisse de tomber en dépression, de changer de travail, de déménager, de procrastination, de fumer, de boire ou de nous morfondre, nous agissons car cela nous permet de satisfaire au moins l’un de ces besoins, sans prendre le risque d’affronter nos plus grandes peurs.

Quand un comportement nous apporte la satisfaction d’au moins 3 de ces besoins, nous devenons peu à peu complètement accro à ce comportement, la dépression ne faisant pas exception. En revanche, nous ne sommes pas nécessairement de vilaines filles qui faisons tout de travers. Nous pouvons choisir comment satisfaire ces besoins : de manière positive, neutre ou négative. Voyons un peu plus en détail comment nous pouvons satisfaire chacun de ces besoins.

1.La certitude

Ce besoin est directement relié à notre confort et à notre instinct de survie : éviter la souffrance et les blessures, car cela pourrait nous porter préjudice, moralement ou physiquement, et ultimement engendrer notre mort. Nous satisfaisons notre besoin de certitude par la nourriture, en fumant, en consommant des drogues divers et variées ou encore par le sport ou en respectant une routine ou une hygiène de vie stricte.

2.La variété

A contrario, nous avons également besoin de variété, de stimulation et de surprise dans nos vies…Enfin pas n’importe quelles surprises, seulement celles que nous voulons ! Quand une surprise est trop inattendue ou qu’elle nous met dans une situation délicate, on appelle plutôt ça un problème. Une vie parfaitement sous contrôle, en prenant en compte tous ses aspects, serait parfaite seulement un temps. Une routine extrêmement stricte et une absence de variété ne peut absolument pas fonctionner sur le long terme, l’ennui et le manque de stimulation nous tueraient à petit feu.

3.La reconnaissance

Ce besoin peut également être appelé importance, se sentir unique ou encore spécial. Certaines personnes vont par exemple essayer de devenir des super héroïnes et d’endosser une cape pour tout faire, pour tout le monde, tout le temps, d’autres vont satisfaire ce besoin en devenant riche, ou encore en plongeant très profondément dans la spiritualité, dans leur travail, en recouvrant leur corps de tatouages et de piercings, en affichant une coupe de cheveux très originale…Bref tu as compris le principe. Sortir du lot, par n’importe quel moyen. La violence est également un moyen de satisfaire ce besoin car elle permet d’attirer l’attention sur soi avec la quasi certitude d’être écouté, donc d’être important.

4.Le lien social, l’amour

Nous avons besoin de créer des liens : connaissances, amitié ou amour sont des façons de satisfaire ce besoin, bien que l’amour nécessite un engagement plus profond que nous avons parfois du mal à prendre et nous repoussons ce challenge en restant au stade de connexion. Quoi qu’il en soit, le meilleur moyen de satisfaire ce besoin…C’est d’avoir un problème à partager ou se plaindre d’une situation pour créer un lien de compassion envers nous et recevoir de l’amour et de l’attention par ce biais, mais ce n’est évidemment pas la meilleure méthode.

5.La croissance

Qu’il s’agisse de croissance spirituelle ou financière, nous avons tous besoin de satisfaire ce besoin. C’est une des lois fondamentales de la vie en elle-même : ce qui ne se développe pas finit par mourir.

6.La contribution

Recevoir un compliment ou une récompense pour un travail ou un comportement t’apportera un plaisir momentané, mais réaliser quelque chose en contribuant au bonheur d’autres personnes, en réalisant que la vie ne tourne pas seulement autour de toi et toi seule, contribuera à ton bonheur sur le long terme. Il s’agit là aussi d’une loi universelle de la vie et de la nature: ce qui ne contribue pas est toujours éliminé par les lois de l’évolution.

Les 4 premiers besoins peuvent être satisfaits sans prendre de risque, sans affronter nos peurs et nous sommes capables de mettre en place tout un tas de protocoles, comme un Grand Huit émotionnel ou des comportements à risque par exemple, pour satisfaire ces besoins.

En revanche, la croissance et la contribution, indispensables pour satisfaire pleinement tous nos besoins et être heureuses, demandent de prendre des risques : engagements, choix, actions et comportements adaptés.

Exercice et témoignage personnel

Je t’invite à prendre quelques minutes pour te concentrer sur un comportement que tu adoptes, qui te pose problème et de passer en revue les besoins humains pour trouver lesquels tu satisfaits, parce qu’il n’y a pas d’échappatoire : tu fais ce que tu fais parce que cela te permet de satisfaire un ou plusieurs de tes besoins fondamentaux.

Il s’agit d’être parfaitement honnête avec toi-même lors de cet exercice et pour te donner un exemple concret, je vais te parler de mon analyse personnelle de ma dépression et de mes comportements à risque.

J’ai accepté par exemple que parfois, ma dépression m’a permis de satisfaire mon besoin d’amour parce qu’en adoptant cette attitude je savais que quelqu’un allait bien finir par s’occuper de moi, à m’accorder de l’attention. Pas tout le temps évidemment, mais parfois, j’ai pu en jouer.

J’ai également compris que mes comportements à risque (alcool, drogues et sexe) étaient utilisés pour satisfaire mon besoin de reconnaissance, me sentir spéciale, sortir du lot, mais aussi mon besoin d’amour en appartenant à un groupe ou en mendiant quelques heures d’attention, mon besoin de certitude car ces comportements me permettaient d’atténuer pour quelques heures ma douleur et de me procurer un peu de confort, mon besoin d’incertitude aussi car les effets des drogues et les soirées bien arrosées ont forcément leur lot de surprises.

Je n’ai pas honte, je ne me sens pas coupable, j’ai accepté ces comportements et j’ai compris qu’ils ont été pour moi, sur le moment, un moyen de survivre et de me protéger de mes plus grandes peurs. J’ai choisi d’avoir de la compassion pour cette jeune fille que j’ai été mais aussi d’être ferme avec elle pour ne pas tomber dans la complaisance.

J’ai commencé à imaginer qu’une autre vie était possible, à poser réellement à plat ce que je veux et j’ai décidé de prendre des risques, d’affronter mes peurs et de changer mes comportements pour satisfaire mes besoins de manière différente, et tu peux toi aussi prendre cette décision.

Il n’y a pas de secret pour éviter la peur de prendre des risques, juste une prise de conscience à plusieurs niveaux : si tu peux imaginer une autre réalité pour ta vie, alors tu peux la construire.

Cela implique de prendre des risques et de naviguer en zone inconnue pendant un moment, mais tu pourras satisfaire ton besoin de variété du coup.

Comprendre comment tu fonctionnes, sans te juger mais en étant ferme et honnête avec toi-même te permettra de vraiment construire un Coin de Bonheur qui te ressemble.

Faites circuler!

4 réponses à « Comportements à risque: Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ? »

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