3 choses à savoir quand on est trop perchée pour méditer


Bonheur / mercredi, avril 25th, 2018

Il est temps de dire la vérité sur les débuts en méditation!

J’ai commencé à méditer il y a environ 2 ans. Je ne vais pas te dire que je suis devenue accro à la méditation du jour au lendemain ni même que j’ai réussi à maintenir une pratique régulière facilement. La vérité, c’est que la méditation est une habitude difficile à mettre en place, car les résultats peuvent facilement passer inaperçus.

Nous avons tendance à nous focaliser sur le mauvais de nos journées: l’ennui, les douleurs, les émotions qui nous submergent, les discussions mouvementées, la météo maussade…Tout est source d’insatisfaction. Aussi, quand quelque chose d’agréable se produit, l’événement se retrouve emporté dans le flot de nos pensées négatives.

La méditation a quelque chose de mystique et d’impalpable. Je ne sais pas pour toi mais quand je pense à la méditation, j’ai tout de suite des images de personnes zen, assises en tailleur, de moines Bouddhistes ou encore du Dalaï-Lama. Toutes ces représentations incarnent précisément ce que je ne suis pas: calme, sage et pieuse.

Pourtant, la méditation a quelque chose de fascinant, on sent bien que cette pratique recèle des trésors de Bonheur et de bien-être, mais comment se mettre à méditer quand on est un peu perchée, hypersensible et plutôt bouillonnante que zen?

Pourquoi on veut se mettre à la méditation?

En général, on commence à s’intéresser à la méditation quand on est en quête de sérénité, ou plus simplement parce que c’est un effet de mode, tout le monde en parle et on voudrait nous aussi participer aux discussions sur la méditation autour de la machine à café.

On entend parler des résultats presque magiques obtenus sur la santé, les douleurs, la gestion des émotions et la confiance en soi. Tout cela laisse rêveur et un matin on se dit que c’est le bon moment: on s’assois en tailleur sur le canapé ou par terre, on allume une bougie chauffe-plat et un bâton d’encens et on entreprend de se mettre à la méditation.

Les premières impressions de la méditation?

Inconfortable! Les fourmis dans les jambes arrivent en quelques minutes, le dos brûle dans cette position inconnue de notre corps et pire encore, on n’arrive pas à ne penser à rien et à se relaxer. L’odeur de l’encens nous barbouille de bon matin, on ouvre les yeux toutes les deux minutes pour s’assurer qu’on n’est pas en train de mettre le feu au tapis avec notre bougie ou que Chéri-Chérie n’entre pas dans la chambre de peur de se faire charrier: méditez qu’ils disaient!

Au bout de quelques minutes, on se relève, un peu frustrée. Échec complet. F*** this S***, I’m out.

Dans l’ordre logique des choses, on va ensuite télécharger une application pour faire de la méditation guidée, et là, il y a de tout: de la voix nasillarde qui nous fait éclater de rire dès les premières secondes, aux discours fanatiques qui commencent à nous parler de chakra et autres énergies colorées censées entrer par un bout ou par l’autre de notre corps, tout cela nous semble bien compliqué et très éloigné de nous!

Parfois on persiste, parfois on décide simplement que la méditation et nous ça fait deux, et on laisse cette méthode à d’autres, sûrement plus intelligents.

Les 3 choses qui me permettent de méditer

Après avoir lu pas mal de blogs et bouquins, écouté et regardé un nombre incalculable de vidéos et utilisé des dizaines d’applications pour smartphone, j’ai décidé de pratiquer la méditation à ma sauce, et voici ce qui m’a vraiment aidée.

Accepter que, même en méditation, je suis atypique

J’ai réalisé, et accepté, que je suis une nana un peu perchée, au parcours atypique et aux pensées originales, donc que mes séances de méditation devraient elles aussi me ressembler. Tant pis si leur contenu ne suit pas le manuel, après tout, la méditation est censée être un moment de plaisir pour m’aider à m’apaiser et vivre mes émotions avec fierté et sans jugement. J’ai donc choisi de parfois utiliser des supports de méditation adaptés à mon esprit en ébullition, comme le coloriage ou l’origami.

Parfois mes séances sont un peu farfelues, parfois en silence, parfois en musique, parfois assise les yeux fermés, parfois en faisant quelque chose pour canaliser mon énergie débordante, parfois elles relèvent plus de la visualisation que de la méditation. Je n’ai pas de routine de méditation, je me laisse guider par mon envie du moment, parce que chaque jour est différent.

L’invitation à méditer

J’ai aussi réalisé que pour maintenir une pratique régulière, il fallait que je me donne envie de méditer.

J’ai aménagé un coin dédié à la méditation et j’ai laissé mon gamin planqué ( mon enfant intérieur en fait) s’amuser: « on aurait dit que des boules de lumière colorées s’échappent d’une statueeeeette (ça c’est l’énergie magique qui circule t’as compris hein?), et que quand je médite à côté, bah du coup c’est comme si on faisait des boules magiques avec le Bouddha et que du coup, ça va juuuuuusque sur le tableau de visualisation au dessus et que, hop! Ça fait réaliser pour de vrai ce qu’il y a dessus! » Elodie – 4 ans.

J’ai aussi mis une petite fontaine trop mignonne qui m’aide vraiment à lâcher prise car regarder l’eau couler tout en douceur est pour moi très apaisant et hypnotique. Quand je vois ma statuette en train de méditer, j’ai envie de m’asseoir à côté d’elle pour l’accompagner.

Le confort

Là aussi, j’ai décidé de me faire plaisir et d’aménager mon coin méditation avec des objets adaptés. J’ai pris un zafu (coussin de méditation) jaune, un tapis de fitness épais sur le lequel j’ai posé un plaid rouge en polaire pour avoir une sensation moelleuse sous les pieds (j’en avais marre des fourmis dans les jambes). J’ai installé mon coin méditation à côté d’une fenêtre pour la luminosité et l’air frais.

Le contenu et la durée de mes méditations

Ça dépend des jours. Je vais être honnête, il y a des matins où trop d’énergie tue l’énergie. Je pense à plein de trucs et je n’arrive pas du tout à focaliser. Dans ces cas là, je médite les yeux ouverts et je me concentre sur ce qu’il y a de bon en ce moment, c’est aussi ce que l’on appelle les gratitudes. Je me réjouis pour ce que j’ai dans ma vie, même les petites choses devenues anodines pour moi mais qui pour d’autres seraient des trésors: un toit, la liberté, à manger dans le frigo, l’amour de ma vie. Les gratitudes sont aussi une bonne approche pour « les jours sans », les journées coup de blues où le bon semble avoir disparu de ma vie.

Parfois je m’inspire avec quelques citations, parfois j’essaye d’aller un peu plus loin en pratiquant la Pleine Conscience et le moment présent, me concentrer sur ma respiration et ressentir chaque partie de mon corps une à une. Je ferme les yeux et j’imagine les pensées apparaître au fil des minutes, je les mets dans des bulles de savon et je les fait voler autour de moi. Elles sont là, je les regarde en étant détachée d’elles, et quand je n’ai plus rien à mettre en bulle, alors il devient plus facile de cultiver mon calme et de l’apprécier.

D’autres fois, je décide de m’asseoir sur mon zafu pour écrire simplement quelques lignes dans mon carnet, tout ce qui me vient. Parfois je m’installe à côté pour colorier ou fabriquer un personnage en papier.

Certains matins je ne tiens que quelques minutes en place, d’autres je peux rester assise pendant une demi heure, parfois je dois aussi me faire un peu violence pour sortir de mon coin car la méditation ne doit pas se transformer en excuse pour procrastiner! « Nan mais je ferai ça plus tard, là je médite quoi… »

Finalement, la méditation c’est avant tout s’offrir un temps pour soi, la méthode importe peu. Je te conseille de tester des choses, pas forcément de lire des manuels ou de faire ce que tout le monde fait, surtout au départ. Fabrique-toi un coin moelleux qui te ressemble, où tu te sens bien, où tu as envie de venir te blottir pour trouver de la douceur et prendre soin de tes pensées.

Tu n’es pas obligée de devenir maître zen pour pratiquer la méditation, fais juste quelque chose qui te ressemble et qui te rapproche du genre humain, te fait apprécier et valoriser ta vie, cultiver la bienveillance envers toi-même et envers les autres.

Namaste!

Image d’illustration conçue par Freepik

Faites circuler!

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