Comment clouer le bec (sans violence) à la petite voix médisante dans ta tête


Emotions / lundi, juin 11th, 2018

Mais elle va pas la fermer…

La plaie! Cette petite voix médisante qui nous dévalorise à longueur de journée a le don de venir saborder nos plus belles ambitions. Elle s’en prend à l’ensemble de notre être: la tête (tu es nulle! Bête! Ma pauvre fille que va-t-on faire de toi!?), à notre corps (non mais tu as vu à quoi tu ressembles? Bien loin de la norme ma chérie, bien loin de la norme…) et aussi à notre esprit (Comme si on avait le temps pour aller se soucier de ce qu’on ne peut pas prouver!).

Quelle emmerdeuse franchement…Et pourtant: si nous avons tant de mal à prendre confiance en nous, à nous affirmer et à la faire taire, c’est seulement parce que nous la laissons fermer à double tour les portes qui ouvrent sur de nouvelles possibilités.

A vos pieds de biche!

Loin d’avoir le monopole sur nos comportements et nos pensées au quotidien, la petite voix a juste besoin qu’on lui rappelle qu’elle ne fait pas un monologue. Quand elle s’exprime en ayant la certitude d’avoir raison et instaure son emprise pour nous mener par le bout du nez, il suffit de lui rappeler que nous aussi nous avons droit à la parole.

Entamer une conversation avec sa petite voix peut être très salutaire pour trouver des compromis.

Je te propose un petit exercice à réaliser au quotidien pour tenter d’instaurer le dialogue.

Petit exercice pour dialoguer avec la petite voix

Tout d’abord, il s’agit de faire un travail conscient pour repérer le discours de la petite voix. Elle s’exprime parfois à voix haute via nos propres paroles, et parfois uniquement dans notre tête. A chaque fois qu’elle te murmure ou te fait dire quelque chose de négatif ou limitant, qui te freine dans ton élan et fait resurgir tes plus grandes peurs paralysantes, il te suffit d’ajouter deux petits mots à la fin de sa phrase: « Pas encore. »

Par exemple, si elle te dit que tu n’as aucune compétence pour réussir ce que tu rêves d’entreprendre, tu peux lui répondre « pas encore ». Je n’ai certes pas encore tous les atouts ni toutes les capacités pour réussir, mais je vais m’entraîner, apprendre et me perfectionner pour y arriver.

Si elle te dit que tu n’arriveras jamais à aller faire un jogging de 5km, tu peux lui répondre « pas encore ». Effectivement, je n’ai pas fait de sport depuis 10 ans et 5km d’un coup ça risque de faire beaucoup, mais je finirai par y arriver en y allant étape par étape.

Pour continuer l’exercice, note rapidement 3 choses très simples que tu pourrais faire pour passer à l’étape supérieure, histoire de prouver à ta petite voix que tu as bien l’intention de remédier à tes lacunes et qu’il existe des solutions. Note tes 3 idées sur un bout de papier ou dans une application de prise de note sur ton smartphone, comme elles te viennent, le plus simplement du monde.

Il te manque une compétence pour pouvoir postuler à un poste qui te fait de l’œil? D’accord, tu n’as pas encore cette compétence. Tu peux lire un livre, demander des détails à quelqu’un qui sait faire ou encore te servir de tes heures de formation pour y remédier.

Tu ne peux pas aller faire le marathon avec les copines cette année? D’accord, tu ne peux pas encore le faire. D’ici l’an prochain tu peux commencer à aller courir un peu tous les matins, demander aux copines comment elles se sont entraînées, leur demander de t’aider pour te préparer à aller avec elles l’an prochain.

Inutile de partir dans des solutions hyper compliquées avec des ramifications dans tous les sens, il s’agit seulement d’entrouvrir la porte des possibilités pour que la petite voix te laisse sortir de ta bulle (où elle t’enferme dans ses certitudes, dans lesquelles tu baignes…)

De façon à ce que ces réflexions ne restent pas lettre morte, il est efficace de se constituer un petit système de rappel quotidien: un post-it en évidence sur le frigo avec tes 3 possibilités, tu peux aussi renommer ton réveil sur ton smartphone en te mettant une petite phrase du genre: « alors? ça avance? », ou encore faire une croix au stylo sur ta main ou un nœud à ton mouchoir…

Toutes les techniques sont bonnes, du moment que cela te rappelle régulièrement que tu as une petite voix à faire taire là-haut, et des choses à faire.

Sortir de la bulle

Finalement, quand notre bulle est remplie des certitudes de notre petite voix et que cela nous empêche d’ouvrir les portes des possibilités, c’est un peu comme si on était emprisonné dans une cellule dont la porte reste ouverte, mais nous n’envisageons jamais cette possibilité! Alors on n’essaye pas de sortir…

Pour te donner un exemple concret, j’avais été condamnée par mes médecins à ne plus jamais pouvoir pratiquer de sport, et ce depuis l’âge de 15 ans. Comme ma petite voix me répétait sans cesse que je n’était pas capable et que je n’y arriverai pas, j’ai passé des dizaines d’années à la croire sans jamais essayer d’ouvrir la porte de ma bulle.

Finalement, quand j’ai repris le sport malgré tout, j’ai d’abord réussi, puis arrêté, et la seconde reprise a été très difficile: dès ma première séance de sport en groupe, je me suis fait mal et ma petite voix a rugi de plaisir: « Tu vois! Je te l’avais dit! Tu ne peux pas suivre ce cours de Body Combat! »

Au départ, j’ai pris une claque. Elle avait forcément raison et je constatais par moi-même que je n’étais pas capable.

Pas encore.

Ces deux petits mots ont tout changé.

Je ne suis effectivement pas encore prête pour suivre ce cours que j’affectionne beaucoup, mais je vais tout faire pour y arriver. C’est comme ça qu’est né le « Défi Reprise Sportive en Mode Rouillée », et aujourd’hui après presque un mois de reprise, je ne suis plus si rouillée que ça…Le Body Combat se rapproche à grands pas!

Je t’invite à appliquer cette technique dès que tu repères la petite voix familière qui te cherche des noises, et d’ailleurs je t’invite à t’inscrire sur le blog pour rejoindre la communauté des Amazones Survivantes: je t’offre un dossier sur le Stress Post Traumatique qui pourrait bien t’aider à entrouvrir la porte de la possibilité de sortir du stress et de la dépression…

Image d’illustration designed by Freepik

Faites circuler!

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