Procrastination : pourquoi est-il si difficile de s’en défaire?


Méthodes / vendredi, avril 6th, 2018

Procrastination, mon Amour

Cela fait deux jours que je voue un culte à la procrastination.

Vois-tu, pour faire tourner le blog et te proposer un maximum d’informations utiles, des choses qui vont vraiment t’aider, cela demande de l’organisation. Et je suis une championne de l’organisation : des tableurs de sujets divers et variés, un bullet journal, un calendrier en ligne, des cartes heuristiques pour regrouper mes idées, ouai, j’assure niveau organisation. Là où j’assure beaucoup moins, c’est quand il s’agit de suivre ce fameux plan de bataille.

Je sais exactement ce que je dois faire, mais je passe un temps infini à faire exactement ce qui ne m’avance à rien. Je perd mon temps en procrastination de divers manières : sur les réseaux sociaux à discuter à droite et à gauche bien sûr, sur Youtube à regarder des vidéos inspirantes…

J’éparpille les tâches ménagères un coup par ici, un coup par là, je m’assois à mon bureau pour faire quelque chose, puis j’ai envie d’un café, qui me mène à la cuisine, à la machine à laver, au frigo, à la liste des courses, au menu du soir, à vider le lave vaisselle, à me laver les mains dans la salle de bain, à passer un coup d’éponge, à vérifier le niveau des produits, à retrouver mon café froid dans le micro onde… Et à la fin de la journée, je regarde amèrement mon beau planning et je me raconte encore et encore la même histoire : j’ai un vrai problème de procrastination et aucune solution probante pour en sortir.

Me voici donc devant toi aujourd’hui, à poil avec ma petite faiblesse, une belle formation absolument géniale en PNL et la réponse à la question « pourquoi nous faisons ce que nous faisons » dans la poche…Et en pleine procrastination.

Non mais je te jure…

J’ai donc décidé de te faire part de mon analyse personnelle de la situation, de devenir mon propre sujet de coaching et d’appliquer à moi-même le système d’analyse que j’ai appris. Ça va faire mal…Mais c’est pour la bonne cause.

J’écris cet article en une seule fois, comme il me vient, comme si j’étais à une séance de coaching, afin que tu puisses suivre mon cheminement de pensée.

Pourquoi la procrastination fait partie de mes comportements ?

Nous avons déjà exploré le chemin des 6 besoins humains dont découlent absolument tous nos comportements, et dont je te parlais ici.

Je vais donc passer en revue ces 6 besoins évoqués dans le précédent article et voir si la procrastination en satisfait un ou plusieurs. Pour rappel, à partir de 3 besoins satisfaits par un comportement, on parle d’addiction à ce comportement…Espérons ne pas en arriver là…Gloups.

Le besoin de certitude

Autant la création de planning et de tableurs en tous genres m’aident certainement à satisfaire ce besoin de certitude, autant je ne vois pas trop avec la procrastination. A moins que ne pas faire ce que j’ai prévu soit le plus court chemin pour rester exactement où je suis, c’est à dire dans ma zone de confort ? Car il est vrai que presque toutes les actions de mes plannings engendreraient un changement de situation, qui me sortiraient de ma zone de confort et me forceraient à affronter quelques peurs et croyances limitantes au passage. Intéressant, poursuivons…

Le besoin de variété

Là encore, mes plannings sont en général un joli melting pot d’activités divers et variées, allant des tâches ménagères, à la gestion de blog en passant par les formations et les découvertes. En revanche effectivement, la procrastination me permet de satisfaire mon besoin de variété et de surprise car en ne suivant pas le planning et en vivotant à droite à gauche, je vais effectivement de surprise en surprise et je casse l’effet routine établi que j’essaye d’installer avec mon planning…Également intéressant…

La reconnaissance

En quoi la procrastination me donne-t-elle de l’importance ? Alors oui effectivement c’est bien connu, les gens importants ont toujours plein de choses à faire et jamais une minute à eux. Être débordée, c’est signe que l’on occupe une place importante…Mais tout de même…Serais-je à ce point en besoin d’importance pour avoir besoin de me prouver à moi-même que je suis tellement débordée que je n’arrive pas à suivre un planning ? A creuser…Mais flippant !

Lien social et amour

En quoi la procrastination me permet d’obtenir de l’amour…En fait c’est plutôt l’inverse ! Je me déteste quand je procrastine ! Donc non, là franchement, je passe.

La croissance

La procrastination me permet-elle de devenir la meilleure version de moi-même ? Évidemment non. Rappelons que ce besoin pour être satisfait nécessite, à l’inverse des 4 premiers, de prendre certains risques et d’affronter nos peurs. Donc non, clairement, la procrastination m’autorise juste à me laisser mangée toute crue par mes peurs, mais certainement pas à grandir.

La contribution

A part évoquer la contribution au ralentissement de mon avancement général, je ne vois pas en quoi la procrastination me permettrait de contribuer à la vie, la nature ou la communauté. C’est définitivement non pour celui là aussi, d’autant plus que, comme le précédent, la satisfaction de ce besoin sous-entend de prendre des risques et d’affronter ses peurs.

Bilan des courses

3 sur 6…Aie Aie Aie !

Bon le constat est amer. Honnête, mais amer.

Cela étant dit, je sais maintenant que pour pouvoir tenir mon planning il me faut à présent comprendre ce qui m’effraie à ce point en dehors de ma zone de confort…Quel risque est ce que je prendrai réellement à atteindre tous mes objectifs ?

Dans l’idéal il me faudrait également un système de planification peut-être moins rigide et qui inclut un élément de surprise, de façon à ce que je sois attirée par le fait de respecter mon planning en sachant que mon besoin de variété sera assouvi…Je ne vais quand même pas faire une jarre de tirage au sort pour savoir ce que je vais faire de ma journée !…Bah pourquoi pas en fait…Ah mais en voilà une bonne idée ! De l’action et du jeu !

Quant à la reconnaissance, et bien là il s’agit d’une refonte totale d’une de mes valeurs à priori acquise, et dont je n’avais pas conscience, vois-tu, je la découvre en même temps que toi…Faire quelque chose d’important et avoir une place importante dans la vie en général n’est pas nécessairement synonyme d’être débordée du matin au soir et de finir sur les rotules, en bonne martyr des temps modernes. Dur, parce que c’est ce qu’on nous a appris quand même…Ne rien faire de ses journées ou avoir des temps morts dans son emploi du temps, c’est être une feignasse, et les feignasses ne font rien de leur vie. Alors évidemment, moi qui bosse depuis chez moi maintenant, j’ai peut-être besoin de me justifier intérieurement…Là aussi, un beau travail de fond à effectuer !

Conclusion

Et bien voilà, tu sais tout ! J’espère que ce débriefing de ma procrastination personnelle pourra toi aussi t’aider à y voir plus clair ! Dis-moi à ton tour en commentaire quels besoins tu penses satisfaire avec ta procrastination et comment tu t’y prends stp…Je me sentirai moins seule…

(Aaaah besoin de lien social, quand tu nous tiens :-p)

Faites circuler!

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