Comment profiter des petits plaisirs de la vie (sans se passer la rate au court-bouillon)


Livres / lundi, juillet 9th, 2018

Aller se balader au parc. Fabriquer un objet. S’arrêter de courir pour sentir le soleil sur son visage. A quoi bon s’accorder des plaisirs simples si c’est pour nous soulager le temps de seulement quelques minutes. Après tout, l’angoisse et le mal-être qui te rongent de l’intérieur seront toujours là tapis dans l’ombre pour se rappeler à ton bon souvenir une fois le shoot de bien-être dilué dans tes veines.

Tu te dis peut-être que pour atteindre le bonheur, il faut d’abord passer par une phase incontournable: la souffrance. Le Bonheur, ça se mérite. C’est l’acharnement sans faille du travail profond sur soi-même qui est la clé d’une vie sereine et libre. Ce temps viendra quand tu auras prouvé à toi et au monde, à ta mère et à ton psy, que tu as fait le chemin nécessaire pour avoir le droit au bonheur.

Sois forte, relève la tête, avance, concentre-toi. Quoi qu’il en coûte, ne lâche jamais tes objectifs de vue. C’est ce que font les gens qui sont heureux et réussissent leurs vies: pas de place pour les petits plaisirs ni pour les petits projets.

Plaisirs, Souffrance & Super-héros

Nous tendons tous vers le plaisir de la souffrance. On a appris que se faire mal est la plus noble des façons d’avancer dans la vie et cela nous procure la satisfaction de la reconnaissance de nos pairs.

« Regardez comme je souffre bien » est bien plus socialement acceptable que « regardez comme je suis heureux ».

La vérité: vivre sa vie en martyr n’a jamais mené au bonheur.

Tu peux choisir d’être reconnu pour avoir fait le choix de vivre pleinement une vie heureuse constituée de petits plaisirs mis au bout les uns des autres. Tu peux choisir de ne pas être reconnu pour ta capacité à souffrir et à endurer les tempêtes de la vie.

Une chose est sûre: au final, tout le monde se fout que tu souffres.

Au mieux, cela attire la curiosité et le voyeurisme en confortant au passage ceux qui souffrent aussi dans l’idée qu’on ne peut pas se battre contre la douleur. Elle est inéluctable, incontournable, gravée dans le marbre.

Au pire, tu te retrouves à sombrer dans les profondeurs d’un abysse de désarroi sans fond et tu vas te noyer car personne ne te tendra la main si tu ne prends pas la décision, la responsabilité, de souffler dans le sifflet de ton gilet de sauvetage pour être secourue.

Refuser les petits plaisirs de la vie, c’est refuser de siffler. C’est se croire invincible.

C’est penser que nous sommes des super-héros en omettant un détail pourtant fondamental: tous les super héros ont un point faible qui peut les épuiser et même les tuer.

En ce sens, nous sommes tous des super-héros: notre point faible étant l’épuisement.

« Loi de l’effet inverse: Dans la vie, tout ce qui en vaut la peine s’obtient en consentant à surmonter l’expérience négative associée. »

S’offrir le cadeau des petits plaisirs de la vie convoque automatiquement une autre facette: accepter le pendant négatif pour vivre pleinement l’expérience et en tirer des bénéfices.

Si je mange ce gâteau au chocolat dans la vitrine de la boulangerie, je ferai une entorse à mon régime: ce n’est pas grave.

Si je décide de faire une sieste en rentrant du boulot car je suis épuisée, la maison ne sera pas impeccable: c’est acceptable.

Si je pose une journée de repos en plein milieu de la semaine pour passer du temps avec mon conjoint ou mes enfants, mon patron va penser que je suis une feignasse qui ne s’implique pas: tant pis.

Toute expérience positive engendre un point de vue négatif. Plus tôt nous aurons accepté cet état de fait, plus vite nous seront capables de nous offrir le cadeau d’une vie libre, audacieuse et profiter des petits plaisirs.

Tout est une question de priorités et de prise de responsabilités. Personne ne viendra souffler dans le sifflet du gilet de sauvetage à notre place. Notre patron ne viendra jamais nous dire de prendre un jour de congé en semaine pour profiter du soleil. La boulangère ne refusera pas de nous vendre le gâteau au chocolat en nous encourageant à poursuivre notre régime.

Il en va de notre responsabilité de choisir les choses qui ont de l’importance, et se faire plaisir en est une.

Quand j’ai quitté mon emploi en CDI, j’ai fait un choix: la liberté au détriment de la sécurité financière.

J’ai décidé que ma priorité était de reprendre ma liberté sur mon emploi du temps. J’ai décidé que ma priorité était de remettre de l’ordre dans mes responsabilités et que la première serait de donner du sens à ma vie professionnelle.

J’ai préparé ce passage de ma vie pendant six mois. Ça a été difficile car il a fallut négocier une rupture conventionnelle qui ne coulait pas du tout de source. Ça a été difficile car peu de gens dans mon entourage ont compris ce que je voulais faire et pensaient que j’allai retourner travailler pour quelqu’un au bout de 3 mois. C’est toujours difficile aujourd’hui car je vie dans l’incertitude de l’issue de l’expérience.

J’ai accepté le pendant négatif de la situation pour me concentrer sur les plaisirs positifs obtenus: la liberté de mes journées, l’ambition de donner un sens à ma vie, l’audace de vivre à contre courant.

Combien de temps pourrais-je profiter de ces plaisirs? Je n’ai pas de réponse.

Dans l’idéal, pour toujours, si j’arrive à construire une activité professionnelle cohérente. Peut-être devrais-je à un moment donné retourner travailler pour quelqu’un pour joindre les deux bouts. Peut-être qu’un imprévu va précipiter la fin de mes plaisirs et m’amener à revoir mes priorités. J’accepte que je n’aurai pas main mise sur tout ce qui va se passer. C’est la vie.

Les petits plaisirs de la vie sont essentiels pour nourrir en oxygène notre cerveau, nos idées, nos projets, notre corps.

Il ne sont pas gratuits et il faut en accepter le coût.

Vidéo

« L’art subtil de s’en foutre » de Mark Manson (tu trouveras son blog ici) donne une vision particulièrement audacieuse du développement personnel. Je t’en parle dans la vidéo ci-dessous.

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