Le pouvoir de nos rêves sur le passé


Bonheur / mercredi, avril 18th, 2018

Il est temps de créer ton passé.

Le soleil a fini par réapparaître, les saisons s’enchaînent et bientôt nous serons au cœur de l’été, reléguant l’hiver, la pluie et le froid dans le passé.

Déjà les oiseaux commencent à chanter, les blousons et les manteaux retournent au bout du placard, pour laisser place aux petites vestes et aux tenues un peu plus légères. Les bonnets et les gants d’hiver sont rangés dans les tiroirs ou les valises, on se prépare doucement à changer les éléments de notre dressing, on ressort les petits hauts colorés. Bientôt les collants ne seront plus utiles, les chaussettes laisseront place aux pieds nus, les pulls à col roulé prendront un repos bien mérité.

C’est l’histoire de la vie. Tout change, et on s’adapte. Les couches de vêtements trop encombrants et trop chauds sont mis de côté, parfois donnés, parfois jetés, et on repart pour un nouveau cycle, plus léger et plus coloré.

Le bon moment

Il n’y a pas de moment parfait pour changer de garde robe et il faut toujours rester prévoyante car la météo peut être capricieuse: on range la doudoune mais on garde un gilet, on se sépare du bonnet en laine mais pas du parapluie. Et ainsi va la vie, un éternel changement plus ou moins prévisible, auquel on s’adapte, toujours.

Il y a des dizaines de moments idéaux pour décider de changer de vie et aller de l’avant, pour choisir de passer à la vitesse supérieure ou de prendre un virage: un anniversaire, un changement de saison, le nouvel an, Noël, les vacances, recevoir un colis tant attendu et qui contiendrait la clé de notre bonheur, un lundi, un dimanche, un nouveau mois, une nouvelle semaine, un dernier verre, une dernière cigarette, ou encore, pourquoi pas, la fin dune cartouche d’encre dans le stylo plume.

Nous avons le pouvoir de décider que là tout de suite, maintenant, c’est le bon moment, le signe que l’on attendait est arrivé, un message subliminal qui nous a atteint, un ange qui est passé. La raison importe peu, c’est le mouvement qui est important, et a trop chercher le moment idéal, jamais on ne se met en marche.

Mais en marche vers quoi?

Là est toute la question, et commencer par se la poser, c’est déjà faire un pas en avant.

La raison d’un mal être de vie, qu’il soit d’ordre personnel, financier ou même de couple, découle d’une raison toute bête: cette partie de notre vie ne ressemble pas à l’idéal que nous nous en étions fait.

Nous avons tous un idéal de vie pour chacun de nos domaines: une carrière de rêve, une famille de rêve, un environnement de rêve, un corps de rêve, un compte en banque de rêve etc. Quand la réalité ne correspond pas au rêve, c’est là que nous tombons dans l’insatisfaction et le mal-être.

Quand de petits ajustements sont possibles pour rattraper notre rêve et en faire une réalité, alors nous avons à faire à du stress passagé. Si je veux un corps de rêve, je change mon alimentation pour manger mieux et je fais un peu de sport pour accélérer le processus. Boum. J’aurai ce que je veux. Si je veux me sentir mieux dans ma maison et prendre du plaisir à y vivre, je change la décoration, je déménage, et bim, j’ai obtenu ce que je veux, j’ai fait de mon rêve une réalité.

C’est facile. A partir du moment où tu as la possibilité de faire quelque chose, il est facile de l’obtenir. Ce n’est pas comme si ton rêve était inaccessible, que tu ne puisses pas l’atteindre du tout. Si tu peux le faire, c’est facile.

Seulement, et c’est là toute la difficulté: la facilité a un double visage.

Ce qu’il est facile de faire, il est aussi facile de ne pas le faire.

Tu veux devenir une experte dans un domaine en particulier? Tu peux le faire, c’est facile: forme-toi, documente-toi, apprends. Mais il est aussi facile de ne pas le faire.

Tu veux perdre du ventre avant cet été? Facile: change ton alimentation, fait des abdos tous les matins, cet été tu auras un corps de rêve. Mais il est aussi facile de ne pas le faire.

Tu veux faire baisser ton niveau de stress? Médite, va te promener, lis des livres et appliques les méthodes. Facile. Ce ne sont pas les solutions qui manquent. Mais il est aussi facile de ne pas les appliquer.

Ce qui nous empêche de devenir ou de faire ce que nous voulons, c’est la négligence.

Nous négligeons les actions qui pourraient nous permettre d’atteindre nos rêves en nous réfugiant derrière la difficulté, les circonstances extérieures, alors qu’en réalité, c’est de l’intérieur que vient l’obstacle. Nous sommes nos propres freins au bonheur. Ce que nous appelons gentiment « compliqué » ou « impossible » pour nous rassurer, est en fait notre négligence à nous occuper sérieusement du problème.

Quand le rêve est vraiment inaccessible

Là où les choses se compliquent, c’est quand le rêve devient vraiment inaccessible, que l’on ne peut pas l’atteindre malgré tous les efforts du monde, alors on parle de dépression.

C’est le cas quand on s’accroche à un souvenir du passé que l’on voudrait différent: impossible, il est passé, rien ne changera jamais un fait ou un événement passé.

Dans ce genre de situation, il n’y a qu’une solution: trouver à quoi était censé nous servir notre rêve, quels besoins il était censé venir combler et:

  1. Trouver ce qui comble déjà ces besoins dans notre vie puis se concentrer dessus
  2. ou changer de rêve pour satisfaire nos besoins autrement.

Tu aurais rêvé d’une enfance heureuse, entourée de gens aimants et attentionnés, mais ton enfance a été douloureuse et marquée par l’abandon. C’est un fait, et le considérer comme un fait n’est pas une aberration ou un manque de respect.

C’est un fait passé, une histoire passée, qui a mené à un présent douloureux, qui était encore ton présent il y a quelque secondes, mais qui quand tu auras fini de lire cette longue phrase sur ton écran de téléphone ou d’ordinateur, sera déjà relégué au rang de passé.

« La seule manière de te construire un passé heureux, c’est de faire de ton présent un moment heureux. » Mai-Lan / Les guerriers pacifiques

Il n’y a pas de degré dans le passé: ton enfance il y a plusieurs dizaines d’années, ton adolescence qui a suivie, ta vie de jeune adulte, d’adulte, jusqu’à l’année dernière, puis au mois dernier, à la semaine dernière, à hier, à il y a une heure, il y a une minute, il y a une seconde, tous dans le passé.

Rêver de demain, faire aujourd’hui, apprécier hier

Aujourd’hui il fait beau, le soleil brille, les gens sourient.

Ouvre la fenêtre ou sors sur le pas de la porte dans ton jardin ou dans ta rue. Laisse le soleil baigner ton visage, respire profondément, sens la chaleur, juste quelques secondes.

Rentre chez toi, bois un grand verre d’eau fraîche, sens le liquide parcourir ton corps. Ecoute le silence ou les voix autour de toi, juste quelques secondes.

Tu es là, debout, redresse les épaules, ferme les yeux. Il ne se passe rien. Rien n’est en train de t’arriver, juste le présent, dans toute sa dimension, à laquelle tu appartiens. Tu es en sécurité, les éléments du passé ne sont pas là, ceux de demain pas encore ici. Penses-y quelques instants.

Cette chaleur ensoleillée sur ton visage quand tu étais dehors, la fraîcheur de l’eau que tu as bu, tout ça, c’est déjà dans le passé.

Maintenant tu peux le dire: il y a du beau dans mon passé. C’était il y a une minute, mais cela fait partie de mon passé, et je l’ai embelli.

Prends le temps de définir ce que tu veux dans le futur, agis dans le présent pour construire et  ainsi laisser de belles traces dans ton passé.

Faites circuler!

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