Une année pour apprendre le bonheur: embarquement immédiat.


Bonheur / dimanche, juillet 1st, 2018

Le Monde, le Bonheur et Moi

Nous sommes le 30 juin et je pars à la conquête du bonheur.

Malgré l’heure tardive, le thermomètre affiche 30°C dans mon appartement sous les toits.

Les cris des supporters résonnent entre les bâtiments de mon arrondissement parisien, laissant deviner ici et là les buts marqués et les fautes non sifflées de la Coupe du Monde 2018.

Je ne suis pas « très foot », comme on dit.

Mais cela ne m’empêche pas d’apprécier à ma manière cette cohésion humaine : les rassemblements, les chants passionnés des supporters, les éclats de rire et les sanglots, l’espoir et l’harmonie.

Un exemple parfait pour illustrer ce trésor enfoui dans les tréfonds de nos âmes humaines.

Ce trésor si précieux que chacun conserve son propre morceau de carte, en nourrissant l’optimisme de l’aventurier en quête du Saint Graal.

Ce trésor pourchassé dans toutes les destinées : le Bonheur.

Et pourtant, peu importe qui remportera cette Coupe Dorée dans quelques semaines.

Nous continuerons à perdre une espèce animale ou végétale toutes les vingt minutes.

Le continent de plastique sera toujours à la dérive juste sous nos yeux.

3,1 millions d’enfants continueront de mourir chaque année dans le monde du fait de malnutrition.

815 millions de personnes se coucheront ce soir le ventre torturé par la faim, quelque part entre nous et l’autre côté du globe. Peut-être même, au coin de ma rue.

Et pour la première fois de ma vie, je crois que cette idée va m’empêcher de dormir.

Moi, bien portante, qui trouve à redire sur la qualité de la nourriture que l’on me vend trop cher, je vais dormir dans un lit moelleux, le ventre trop plein, me plaindre d’être ballonnée, de la chaleur, des voisons bruyants et de la routine d’une vie que j’ai la liberté de choisir.

En cette soirée du 30 juin 2018 j’implore de tout mon cœur la venue d’une révélation, pour m’expliquer ce qu’il se passe et me montrer le chemin du bonheur.

Je voudrais pouvoir reprendre mon droit à la liberté et au bonheur, alors que le monde affiche la mine décomposée des matins de gueule de bois.

En quête de sens

J’ai 35 ans.

Cela signifie que je ne suis pas née de la dernière pluie, mais qu’il me reste encore un long chemin à parcourir.

Enfin normalement.

Ma route pourrait bien s’achever cette nuit, demain matin ou dans quelques jours. La tienne aussi.

Aïe. Ça fait un peu peur.

La peur n’effaçant pas le danger, l’idée devrait tout de même rester en fond de tâche de nos cerveaux. Cela nous aiderait à relativiser, à avancer, à observer et à apprécier ce précieux sésame pour la vie qui nous a été accordé.

Apprendre à Vivre. Apprendre le bonheur.

En voilà une idée.

Les rencontres, les expériences professionnelles, les mariages, les naissances, les deuils, les séparations, les passés douloureux, les choix difficiles, les amis perdus, les amis retrouvés : autant d’événements destinés à nous apprendre à vivre, ou plutôt, à naviguer par beau et mauvais temps.

Les livres ont le pouvoir de nous enseigner comment survivre dans ce monde inquiétant.

Les timides ont à disposition 88 solutions pour apprendre à parler en public.

Les stressés disposent de 262 méthodes de relaxation.

Mais le record va tout de même aux 8000 ouvrages destinés à nous apprendre la confiance en soi et disponibles en 24h directement dans notre boîte aux lettres, uniquement sur Amazon.

(Source : recherche Amazon).

Alors pourquoi ?

Pourquoi sommes-nous incapables de vivre nos vies pleinement, de trouver le bonheur, de marcher la tête haute, alors que toutes les informations sont disponibles à portée de main ?

Pourquoi est-ce si éreintant et frustrant d’apprendre à vivre ?

Parce que nous ne cherchons pas à apprendre à vivre pleinement notre vie.

Nous cherchons simplement à survivre.

Nous tentons de tirer notre épingle du jeu dans un monde ravagé par la peur, le conformisme et la consommation à outrance.

On pointe du doigt l’égocentrique en encourageant l’affirmation de soi.

On condamne l’oisiveté en prônant le lâcher prise.

On voue un culte à l’efficacité et à la productivité en nous priant de bien vouloir faire baisser notre niveau de stress.

Écartelés entre la rage de vaincre et la rage de vivre, nous mettons des pansements sur des plaies ouvertes pour continuer à avancer.

Nous portons le masque de l’agneau pour ne pas souffrir du rejet du troupeau, mais le loup derrière le visage angélique menace à chaque instant de reprendre son droit à l’instinct sauvage.

Nous sommes persuadés d’être dans l’obligation d’aller triturer nos êtres et nos âmes, dépourvues du sens même de la vie chemin faisant.

Nous traquons cette petite étincelle, cette lueur d’espoir pour mettre un pied l’un devant l’autre le matin après la sonnerie agonisante du réveil.

Nous voulons croire que cela sera la réponse à nos questions les plus profondes.

Malgré tous nos efforts, nous continuons à nous endormir la boule au ventre.

La plupart du temps, ce n’est pas à cause de la faim physique qui nous tiraille : c’est la faim de vivre qui nous ronge.

Arrêtons de culpabiliser

Je ne fais pas exception à la règle, mais j’ai décidé d’arrêter de culpabiliser et de passer à l’action.

Moi aussi je me couche le soir avec la sensation de n’avoir pas assez vécu aujourd’hui.

Moi aussi j’ai succombé à l’appel des soldes pour redonner un petit coup de neuf à ma garde-robe et me faire plaisir.

Je sens mon estomac faire un nœud à la pensée des choses que je n’ai pas faites hier.

Je sens mes jambes parcourues par un courant électrique pour me pousser à me relever après trois heures d’insomnie.

Je sens cette migraine issue de la culpabilité envahir mon crâne quand je regarde l’heure par-dessus la couette et qu’il est déjà midi.

Tout comme j’ai pris la décision de changer radicalement mes comportements, mes pensées et mes occupations il y a cinq ans pour sortir de la dépression, je décide aujourd’hui d’ajuster à nouveau ma trajectoire.

Ne vous y méprenez-pas, je suis fière du chemin parcouru et si cela était à refaire, je referai exactement les mêmes choix, erreurs comprises.

Pourquoi ?

Parce que sans mes erreurs mon histoire n’est rien et je ne serai peut-être pas là, assise à ma table de salon en plein cœur de la plus belle ville du monde avec un projet complètement dingue :

Employer les douze prochains mois de ma vie pour apprendre à vivre, et non plus survivre.

Un voyage aux 4 valeurs

Je suis portée par quatre valeurs fondamentales : la liberté, l’ambition, l’audace et l’hédonisme.

Je hisse ce drapeau à quatre couleurs en haut de mon mât ce soir.

J’ai décidé de porter haut et fort ces valeurs qui me sont chères et de chercher comment les placer au cœur de mon existence tout au long de l’année qui vient.

Je vais organiser des tête-à-tête avec le lâcher prise, la confiance en soi, la curiosité et le plaisir de vivre.

Je vais planter des graines de bonheur issues du nirvana.

Je vais entretenir mon jardin pour en faire une œuvre unique prônant la Vie.

Je vais arracher les mauvaises herbes des pensées étouffantes qui me font suffoquer.

Je vais découvrir le plaisir de la récolte des instants radieux et élaborer des recettes aux saveurs d’ivresse de l’existence, aromatisées aux extraits d’émancipation et de bienveillance.

Comment?

En diffusant le parfum du lâcher prise.

En caressant la douceur de la sérénité.

En savourant le goût sucré de la vitalité.

En appréciant la symphonie de la confiance en soi.

En scrutant avec curiosité le monde qui m’entoure.

Vous avez reçu une invitation

Cet article est un faire-part : tu es invitée à me rejoindre dans cette aventure pour toi aussi apprendre comment bâtir le plaisir d’une vie libre et audacieuse, ensemble et pas à pas, pendant un an.

Douze thématiques viendront mettre un peu d’ordre dans le projet et aiguiller les choix mois après mois.

Grâce aux articles, aux vidéos et aux photos que je partagerai, je retranscrirai exactement toutes les activités, lectures, émotions, rencontres, réussites, blocages et erreurs qui se présenteront au fur et à mesure.

Je ne cacherai rien de mes mouvements d’humeur, des tours de grand huit de ma motivation, de mes envies de tout plaquer qui surgiront forcément, mais surtout de ces moments divins qui n’attendent que d’être cueillis.

Mon objectif est d’expérimenter un maximum de choses, des plus abordables aux plus farfelues, parfois gratuites, parfois pour quelques euros, d’éveiller ma curiosité et d’apprendre.

J’ai besoin de toi dans mon équipage

Cette épopée serait un peu fade si je l’entreprenais toute seule dans mon coin.

C’est pourquoi je veux rassembler une tribu d’aventurières pour partager nos sagesses, nos triomphes et nos fiascos, nos théories et nos utopies.

Avant de lever les voiles et de quitter le port, comme tout bon capitaine de navire, il me faut un équipage : c’est là que tu es libre d’entrer en scène.

Je t’invite à embarquer avec moi : cap sur le plaisir d’une vie libre et audacieuse.

Pour rejoindre l’aventure et rallier l’équipage, il te suffit de t’inscrire sur le blog : tu recevras le dossier « 10 obstacles inévitables sur le chemin de Bonheur (et comment t’y préparer) ainsi que le Calendrier Bienveillant des douze thématiques mensuelles illustrées pour t’accompagner tout au long de l’expédition.

Tu peux aussi rejoindre le groupe Facebook des Amazones Survivantes et suivre l’activité sur la page Facebook de Coin de Bonheur.

Au plaisir de t’accueillir au camp d’entraînement : le premier départ est prévu le 2 juillet 2018 !

Hissez-haut! Santiano!

Image d’illustration designed by Freepik

Faites circuler!

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